Mercredi 7 novembre 2007
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AUJOURD'HUI A GENESTON,
REOUVERTURE DE LA BIBLIOTHEQUE !!! VENEZ RETROUVER LES ROMANS, LES LIVRES, LES BD ET LES BENEVOLES.... LES POTS DE PEINTURE SONT REBOUCHES, LES REFERENCES DES LIVRES SONT ENTREES SUR BASE INFORMATIQUE....
IL NE MANQUE PLUS QUE VOUS !!!!!
Par administrateur
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Mardi 6 novembre 2007
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Le Goncourt et le Renaudot créent la surprise. Le goncourt 2007 a été attribué à Gilles Leroy, pour Alabama song. Il s'agit du récit des pensées de Zelda Zaïr, l'épouse du grand écrivain américain Scott Fitzgerald. "Leroy autopsie une épouvantable relation conjugale : Zelda vampairisée par un Scott dominateur et égoïste. C'est un livre à la fois terrible et léger. Un chant d'autant plus désespéré que jamais l'amour de la vie ne s'oublie en chemin." Le prix Renaudot a, pour sa part, été décerné à Daniel Pennac, pour son livre, Le chagrin d'école. Daniel Pennac est déjà connu pour de nombreux succès de vente (Au bonheur des ogres, La fées carabines....) mais, malgré ces succès populaires, il n'avait jamais gagné de prix littéraires majeurs. Il s'agit d'un récit autobiographique. Enfant, l'auteur était très mauvais élève. Il raconte dans ce livre : "sa souffrance scolaire, son sauvetage in extremis et sa vie de prof, finalement. Un livre vif, drôle, amusant et tendre a estimé Patrick Besson, président du jury".
Par administrateur
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Dimanche 4 novembre 2007
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Assurément mon écrivain préféré, auteur de l'époustouflant "Les particules élémentaires", c'est Michel Houellebecq. Il appartient à ce type d'écrivain qu'il est essentiel d'avoir lu. Parfois, on peut se demander : à quoi bon lire ? Si c'est pour le simple divertissement, la télévision, internet sont largement plus
stimulants. La littérature fournit des réponses à des questions qu'on ne se pose pas. On ne se les pose pas et pourtant elles sont fondamentales. En tout cas, les réponses fournient par les écrivains (quelques uns seulement) changent nos vies. On ne peut plus vivre de la même manière après avoir lu Rimbaud (par exemple). Les grands écrivains sont ceux qui, à travers leur texte, sont capables de tordre la réalité afin de nous la révéler. Les romans sont des catalyseurs, des accélérateurs de particules. Ils sont sensés produire une fission nucléaire (libératrice d'énergie). Il y a quelque chose d'essentielle dans la littérature. Lire, c'est trouver ces écrivains qui sont capables d'engendrer pour le
lecteur de nouvelles possibilités de vie (des rhizômes). Les grands écrivains sont ceux qui, à travers leur texte, sont capables de modifier la trajectoire de nos vies. Ces écrivains sont rares et précieux. Il faut lire beaucoup afin de les dénicher. Je songe à Antonin Artaud, Kafka, M. G. Dantec, Dostoïevski, Rimbaud, Ph. K. Dick, Lovecraft, Kerouac....et je conclus ce texte par les très belles dernières lignes d'un très bel ouvrage de Pierre Michon intitulé "Rimbaud le fils" : "Qu'est-ce qui relance sans fin la littérature? Qu'est-ce qui fait écrire les hommes? Les autres hommes, leur mère, les étoiles, ou les vieilles choses énormes, Dieu, la langue? Les puissances le savent. Les puissances de l'air sont ce peu de vent à travers les feuillages [...]".
Par administrateur
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Vendredi 2 novembre 2007
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Par administrateur
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Mercredi 31 octobre 2007
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Coup de coeur pour le très beau livre d'Anna Gavalda, "Ensemble, c'est tout". Autant vous le dire immédiatement, je n'étais pas enballé du tout, au départ (c'était un cadeau, impossible d'esquiver). La littérature française contemporaine a un petit quelque chose de nul et de sans intérêt parfois (quoique j'adore Houellebecq). L'écriture de Gavalda est sans prétention mais touchante. Elle ne se perd pas dans d'interminables logorrhées stériles et épuisantes (genre Marie Darrieussecq), ni des délires narcissico-hystériques (genre Christine Angot), elle n'a pas de père président (genre Mazarine Pingeot)...je pense que c'est pour tout cela que son écriture est touchante. Il y a une telle simplicité dans la narration, un tel dépouillement dans le style qu'on est littéralement happé par l'histoire. Car on est touché par ce récit, un récit d'espoir, avec des personnages à vif, troubles, fragiles et hantés mais dont la bonté et la grâce sont révélées en pleine lumière par l'auteur. C'est un livre qui ne se complaît pas dans le pessimisme habituel de la littérature française (genre Virginie Despentes). A lire impérativement. A la bibliothèque, de Anna Gavalda, vous retrouverez, "Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part" ou encore "Je l'aimais", deux très bons premiers ouvrages de cet auteur.
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